Nieuws vandaag

🚹 GUERRE COMMENCÉE ! Vincent BollorĂ© coupe les vannes du cinĂ©ma français, panique totale Ă  gauche ! đŸ‡«đŸ‡·đŸŽŹđŸ’„

C’est une vĂ©ritable onde de choc qui traverse actuellement le paysage culturel et mĂ©diatique français. Une secousse d’une telle magnitude que les fondations mĂȘmes du financement du cinĂ©ma hexagonal en tremblent. Le groupe Canal+, par l’intermĂ©diaire de son actionnaire de rĂ©fĂ©rence Vincent BollorĂ©, a pris une dĂ©cision aussi radicale qu’inĂ©dite : retirer ses subventions et cesser toute collaboration avec les professionnels du cinĂ©ma, majoritairement ancrĂ©s Ă  gauche, qui ont publiquement osĂ© le critiquer et le diaboliser.

Cette annonce, tombĂ©e en marge du prestigieux Festival de Cannes, a immĂ©diatement dĂ©clenchĂ© une tempĂȘte de rĂ©actions, mĂȘlant indignation théùtrale, panique financiĂšre et rĂšglements de comptes politiques. Entre les cris d’orfraie d’une certaine frange politique, les recadrages cinglants de figures comme le maire de Cannes David Lisnard, et la mise en lumiĂšre d’un systĂšme biberonnĂ© Ă  l’argent de ceux qu’il dĂ©nonce, retour en profondeur sur une affaire qui rĂ©vĂšle les paradoxes les plus profonds de notre Ă©poque.

Le Paradoxe de la Soupe : Mordre la Main qui Nourrit

Pour bien comprendre l’ampleur de la situation, il faut plonger dans la mĂ©canique d’un systĂšme qui fonctionne depuis des dĂ©cennies sur un paradoxe Ă©tonnant. D’un cĂŽtĂ©, une industrie du cinĂ©ma souvent prompte Ă  se draper dans les atours de la vertu morale, affichant des convictions trĂšs marquĂ©es Ă  gauche. De l’autre, un besoin vital et constant de financements colossaux, souvent issus des poches de grands groupes capitalistes que ces mĂȘmes professionnels pointent volontiers du doigt.

La mĂ©taphore utilisĂ©e par de nombreux observateurs de cette crise est glaçante de rĂ©alisme : c’est l’histoire de celui qui crache dans la soupe tout en exigeant qu’on lui remplisse son bol. Depuis des annĂ©es, Canal+ s’est imposĂ© comme le premier financeur indiscutable du cinĂ©ma français, y injectant des centaines de millions d’euros. Pourtant, une partie de ce milieu ne se prive pas de signer des tribunes assassines contre Vincent BollorĂ©, dĂ©nonçant une prĂ©tendue “prise de contrĂŽle fasciste sur l’imaginaire collectif”.

La rĂ©action du groupe a Ă©tĂ© claire : “Phase 1 : Vous crachez dans la soupe. Phase 2 : On vous retire votre bol. Phase 3 : Les pleurs”. Face Ă  l’injure et Ă  la diabolisation (“cryptofascistes”, “mĂ©chants riches”), la direction de Canal+ a simplement dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter les frais. Pourquoi, en effet, continuer Ă  financer gĂ©nĂ©reusement des individus qui vous mĂ©prisent publiquement et font de votre condamnation morale un fonds de commerce ?

DĂšs l’annonce de cette coupure des vivres, la panique s’est emparĂ©e des rĂ©seaux sociaux. Ceux qui s’imaginaient pouvoir Ă©ternellement insulter leur mĂ©cĂšne sans en subir les consĂ©quences se retrouvent soudainement dĂ©munis, hurlant Ă  la censure. C’est l’effondrement d’une logique Ă  sens unique oĂč la diabolisation de l’autre octroyait magiquement le droit de ponctionner sa richesse.

L’Indignation SĂ©lective de la SphĂšre Politique

Ce sĂ©isme financier a rapidement dĂ©bordĂ© sur la scĂšne politique, rĂ©vĂ©lant une gĂ©omĂ©trie variable fascinante. Sur les plateformes comme X (anciennement Twitter), les figures de La France Insoumise sont montĂ©es au crĂ©neau. ClĂ©mence GuettĂ©, par exemple, s’est offusquĂ©e qu’un mĂ©cĂšne dĂ©cide de ne plus travailler avec ceux qui l’attaquent.

Pourtant, un simple exercice de pensĂ©e permet de souligner le double standard de cette indignation. Imaginons un instant que la situation soit inversĂ©e. Si des artistes de droite insultaient violemment des mĂ©cĂšnes Ă©tiquetĂ©s Ă  gauche, tels que Xavier Niel ou Mathieu Pigasse (impliquĂ© dans Radio Nova et le groupe Combat), et que ces derniers leur coupaient les vivres. L’extrĂȘme gauche crierait-elle au scandale ? Évidemment que non. Elle applaudirait des deux mains, arguant qu’il est lĂ©gitime de ne pas financer ses propres dĂ©tracteurs.

C’est lĂ  tout le cynisme mis en exergue par cette affaire. La religion idĂ©ologique d’une certaine gauche exige des actes de contrition constants : si vous n’ĂȘtes pas d’accord avec eux, vous ĂȘtes nĂ©s dans le pĂ©chĂ©. La seule façon d’obtenir l’absolution serait de donner votre argent sans condition, et surtout sans broncher lorsque l’on vous insulte. Une grande loi de “dĂ©concentration des mĂ©dias” est mĂȘme rĂ©clamĂ©e pour 2027, avec l’objectif avouĂ© de dĂ©manteler l’empire mĂ©diatique de BollorĂ©, tout en fermant pudiquement les yeux sur les chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision publiques, souvent accusĂ©es d’ĂȘtre des courroies de transmission d’une doxa bien spĂ©cifique, ou sur d’autres grands groupes mĂ©diatiques qui mĂšnent des combats civilisationnels tout aussi marquĂ©s, mais sous le vernis de la “bien-pensance”.

David Lisnard : Un Recadrage Cinglant depuis Cannes

Au milieu de cette cacophonie de plaintes et de postures victimiĂšres, une voix dissonante et particuliĂšrement tranchante s’est fait entendre : celle de David Lisnard, le maire de Cannes, ville hĂŽte du plus grand festival de cinĂ©ma au monde. Son analyse de la situation est un vĂ©ritable camouflet pour les professionnels indignĂ©s.

Pour l’élu, l’attitude des signataires de la tribune anti-BollorĂ© relĂšve d’une absurditĂ© totale. “Il faut quand mĂȘme ĂȘtre sacrĂ©ment de mauvaise foi et masochiste pour mordre la main qui vous nourrit sans vous demander de contrepartie idĂ©ologique”, a-t-il dĂ©clarĂ©. Il rappelle une vĂ©ritĂ© que beaucoup tentent d’occulter : Canal+ est le premier financeur en volume financier, et de l’aveu mĂȘme du secteur, il n’y a jamais eu la moindre ingĂ©rence sur le contenu des films projetĂ©s ou financĂ©s. Il suffit de regarder les Ɠuvres sĂ©lectionnĂ©es au Festival de Cannes pour se rendre compte qu’elles sont trĂšs loin de vĂ©hiculer des idĂ©aux d’extrĂȘme droite.

David Lisnard qualifie ces attaques de “postures faciles” et de “combats faciles”. Il invite ces prĂ©tendus rĂ©sistants modernes Ă  visionner des films sur Jean Moulin pour comprendre ce qu’est le vĂ©ritable courage politique, et leur suggĂšre, au fond, de se taire. Il rappelle que si Canal+ imposait des choix idĂ©ologiques dans ses financements, la condamnation serait justifiĂ©e, mais que ce n’est factuellement pas le cas.

Son constat est sans appel : cette dĂ©marche est Ă  la fois infondĂ©e, ingrate, imbĂ©cile et fondamentalement masochiste. Il met en garde le cinĂ©ma français contre une amnĂ©sie suicidaire : cette industrie a un besoin vital de Canal+. Le dĂ©nigrement systĂ©matique sous couvert de libertĂ© d’expression a ses limites lorsque l’on attend en retour un chĂšque de plusieurs millions d’euros.

La StratĂ©gie de la Tique et la Nostalgie d’un Grand CinĂ©ma

Le comportement de ces professionnels est comparĂ© par certains analystes acerbes Ă  “la stratĂ©gie de la tique”. Tel un parasite accrochĂ© Ă  son hĂŽte, qui hurle au fascisme dĂšs que l’hĂŽte tente de se gratter pour s’en dĂ©barrasser. C’est un mĂ©canisme de culpabilisation visant Ă  conserver ses avantages financiers tout en s’achetant une posture de rebelle vertueux Ă  peu de frais.

Cette polĂ©mique Ă©clate dans un contexte plus large : celui d’une crise de confiance du public envers le cinĂ©ma français contemporain. Beaucoup de spectateurs font le constat d’un naufrage. Il est loin le temps de l’ñge d’or populaire, celui des comĂ©dies avec Louis de FunĂšs, de “La Soupe aux choux”, des “Gendarmes de Saint-Tropez” ou de “L’Avare”. Ces Ɠuvres qui savaient faire rire et rassembler sans chercher Ă  donner des leçons de morale permanentes. Aujourd’hui, face Ă  des films souvent perçus comme moralisateurs ou dĂ©connectĂ©s des prĂ©occupations populaires (et qui finissent parfois par nĂ©cessiter des aides massives du CNC pour survivre, malgrĂ© le succĂšs commercial trĂšs ciblĂ© de franchises comme “Les Tuche” ou “Alibi.com”), le dĂ©calage entre la haute opinion que le milieu a de lui-mĂȘme et l’adhĂ©sion rĂ©elle du public se creuse dangereusement.

Vivons-Nous Dans Une Simulation ? Le Cas Antoine LĂ©aument et l’AbsurditĂ© Quotidienne

L’accumulation de ces incohĂ©rences donne parfois l’impression vertigineuse d’évoluer dans un monde irrĂ©el. Ce sentiment d’absurditĂ© atteint son paroxysme lorsque l’on observe les comportements d’élus de la RĂ©publique comme le dĂ©putĂ© Antoine LĂ©aument. Face aux incohĂ©rences flagrantes de son propre camp et aux pirouettes rhĂ©toriques utilisĂ©es pour justifier l’injustifiable, il est tentant de se demander, Ă  l’instar d’une sĂ©quence humoristique du nouveau film de Quentin Dupieux avec Alain Chabat, si nous ne sommes pas dans une immense simulation.

Le dĂ©calage entre le discours (le “locutoire”) et l’action est tel qu’il en devient comique. Des figures de proue dĂ©noncent la mainmise de l’argent sur l’art, tout en exigeant cet argent avec une aviditĂ© fĂ©roce. Des Ă©lus font le show de maniĂšre ubuesque, rendant le rĂ©el plus Ă©trange que la fiction. C’est l’avĂšnement des “Tartuffes” modernes : des individus qui crient Ă  l’écologie mais sillonnent le globe, qui prĂȘchent la tolĂ©rance mais excommunient la moindre pensĂ©e dĂ©viante, qui se pavanent en costumes de crĂ©ateurs dans les soirĂ©es mondaines de Cannes tout en jouant les antifas de salon.

Conclusion : L’Heure de l’Émancipation Financiùre

Finalement, la dĂ©cision de Vincent BollorĂ© et de Canal+ agit comme un puissant rĂ©vĂ©lateur. Elle expose au grand jour l’inconsistance d’une frange de l’industrie culturelle qui a cru pouvoir allier la sĂ©curitĂ© financiĂšre du capitalisme au confort moral de l’anti-capitalisme de façade. On ne peut pas Ă©ternellement mĂ©priser celui qui signe les chĂšques.

Cette affaire nous livre Ă©galement une leçon fondamentale, bien au-delĂ  des querelles de chapelle du Festival de Cannes. Elle dĂ©montre que tant que vous dĂ©pendez de l’argent d’un tiers – que ce soit l’État, un grand groupe ou un mĂ©cĂšne – votre indĂ©pendance n’est qu’une illusion. L’indĂ©pendance vĂ©ritable, qu’elle soit artistique, politique ou personnelle, passe par la capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer sa propre valeur. Tant que le cinĂ©ma français, ou tout citoyen, ne saura pas s’affranchir de ces perfusions financiĂšres en crĂ©ant une valeur qui s’autosuffit, il restera Ă  la merci de ceux qui tiennent les cordons de la bourse.

La comĂ©die humaine qui se joue aujourd’hui sur la Croisette n’est que le reflet d’une sociĂ©tĂ© qui doit d’urgence rĂ©apprendre la responsabilitĂ© et la cohĂ©rence entre ses paroles et ses actes. Fin de la rĂ©crĂ©ation, le gĂ©nĂ©rique de fin est en train de dĂ©filer.

LEAVE A RESPONSE

Your email address will not be published. Required fields are marked *